La vague de « l’achat local » déferle sur l’Amérique du Nord depuis plusieurs années, synonyme à la fois de qualité de produit, de tradition, d’écologie, d’engagement citoyen, bref de développement durable. Les « farmer markets » se sont multipliés et les distributeurs ont tôt fait de suivre la même voie, même si leurs assortiments locaux sont encore minimes par rapport aux référencements nationaux. Wal-Mart fait partie de ceux-là, bénéficiant ainsi d’une forte couverture média. Mais l’estampille local tente de nouveaux secteurs : la chaîne de librairies Barnes & Noble, premier mondial a lancé un site déclarant « All bookselling is local », même si tous ses achats sont centralisés. Dernier en date, Starbucks. La chaîne souffre aux États-Unis d’une saturation de son réseau (16 000 cafés). Elle a décidé d’ouvrir de nouveaux points de vente aux couleurs locales : nom, design, ambiance… sans aucune référence à sa marque. Le premier d’entre eux a été implanté à Seattle, sous le nom de « 15th Avenue Coffee and Tea », du nom de l’avenue dans laquelle il est situé. Selon le cabinet conseil The Hartman Group, le concept de local est l’un des « lower-hanging fruits » en matière de développement durable.